La dictature du bonheur – le documentaire

Le 14 novembre 2016 à 21h, Télé-Québec diffusera l’adaptation documentaire de mon essai publié en 2015 chez VLB Éditeur. J’ai eu la chance de travailler avec une équipe formidable des Productions Zone3 sur ce projet tourné de juillet à octobre 2016, notamment le réalisateur Frédéric Nassif et la productrice Dominique Veillet.

En rediffusion vendredi 18 novembre à 13h et dimanche 20 novembre à 20h.

http://www.telequebec.tv/documentaire/la-dictature-du-bonheur/

La version intégrale du documentaire sera également disponible gratuitement par la suite sur la Zone Vidéo de Télé-Québec: http://zonevideo.telequebec.tv/

Synopsis

Sur Facebook et Instagram, on affiche des vies parfaites alors que parfois, dans l’intimité, tout s’écroule. Les livres de croissance personnelle, les blogues de mieux-être, les réseaux sociaux, les conférenciers en tout genre et même les grands médias nous répètent sans cesse que nous sommes les seuls responsables de notre bonheur, et que celui-ci est un choix. Que l’on peut – et donc que l’on devrait – s’entrainer à être plus heureux. Le bonheur est devenu un impératif social, au même titre que la minceur, la beauté et la réussite financière.

Le documentaire La dictature du bonheur est une quête à la fois personnelle et journalistique pour mieux comprendre cette popularité grandissante du culte de la pensée positive et les conséquences dans nos vies de la recherche obsessive du bonheur.

En 2012, la journaliste Marie-Claude Élie Morin a perdu son père des suites du cancer, après de longs mois d’hospitalisation. Coach et conférencier en entreprise, celui-ci avait toujours été d’un optimisme fervent, pratiquait le yoga depuis des décennies, prenait un soin jaloux de sa forme physique et de son alimentation, n’avait jamais fumé et ne buvait pas. « Il avait tout fait comme il faut pour être heureux et en santé. Jusqu’à la fin, il était persuadé qu’il allait guérir et demeurait extrêmement positif, ce qui est tout à son honneur. Mais j’ai eu l’impression que cela nous a aussi malheureusement privé de certaines conversations authentiques à la fin de sa vie. Sa mort a provoqué une grande remise en question personnelle pour moi au sujet du contrôle qu’on a sur notre bonheur», dit la journaliste.

Pour elle, ce deuil met aussi en lumière le fait qu’à l’heure actuelle, une industrie multimilliardaire du bonheur et du mieux-être ne fait que grossir, offrant aux personnes en perte de repères mille trucs et recettes censées éloigner les épreuves et rendre leurs vies plus riches et satisfaisantes. Un constat qui lance son enquête pour mieux comprendre le phénomène.

Au fil des rencontres avec des personnalités phares de la croissance personnelle comme Guy Corneau et des coachs qui attirent des légions d’adeptes, comme David Bernard, de discussions avec des blogueuses et instagrammeuses qui projettent une image de vie parfaite sur les réseaux sociaux, de rencontres émouvantes avec des personnes qui ont souffert de la tyrannie de la pensée positive, et avec d’autres qui s’en servent au contraire pour tenter d’améliorer leur vie, la journaliste pose la question : qu’est-ce que cette quête effrénée du bonheur dit sur nous, comme société, à l’heure actuelle ? Et comment éviter que cela devienne un piège ?

 

 

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