Sortir de nos cubicules pour être plus heureux

9k=

Nouveau projet, Automne 2014

Si vous avez déjà oeuvré dans un bureau, il y a fort à parier que votre espace de travail se trouvait dans un cubicule, comme c’est le cas pour la majorité des Nord-Américains. Le journaliste new-yorkais Nikil Saval retrace les origines de ce symbole moderne dans Cubed: A Secret History of the Workplace.

Imaginé dans les années 1960 par l’inventeur prolifique Robert Propst, était au départ une structure à trois cloisons mobiles, permettant de travailler debout, assis, seul ou à plusieurs. Probst avait même nommé son invention le « bureau en action », destiné à libérer les travailleurs de la nouvelle économie du savoir des abrutissantes lignes d’assemblage impersonnelles. Ironie du destin, le cubicule est plutôt devenu le symbole par excellence de l’aliénation au travail. Plusieurs entreprises ont en effet copié et perverti le concept de Propst – très peu coûteux à produire et à installer – pour créer à travers l’Occident de vastes étendues d’enclos gris où la classe moyenne écoule ses jours de 9 à 5, cordée en rangs d’oignons comme dans un parc d’engraissement.

Les désagréments de ce type d’environnement de travail sont bien connus, et font même l’objet d’un certain culte ironique, comme en témoignent la BD Dilbert ou le film Office Space. En 1997, un sondage mené par le fabricant de mobilier de bureau Steelcase révélait que 93% des personnes travaillant dans un cubicle préféreraient un espace différent. En 2013, une autre recherche montrait que les habitants des cubicules étaient de loin les plus malheureux au travail.

Sous l’influence de Silicon Valley et avec l’émergence d’une culture du travail plus décontractée, l’aire ouverte a maintenant la cote. Mais c’est loin d’être une panacée. En effet, des recherches récentes démontrent que l’absence d’intimité et le bruit dans les aires ouvertes sont des irritants importants. Certains travailleurs ont pris l’habitude de travailler avec des écouteurs sur la tête et s’ennuieraient même un peu des murs de leur cubicule, c’est dire !

Nouveau projet a donc demandé à Nikil Saval à quoi devrait ressembler le bureau du futur, pour que nous soyons plus heureux au boulot. Voici ce qu’il a répondu.

(version intégrale de l’article ici)

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *